HyVibe
« Quand j’ai créé la boîte, je ne connaissais pas du tout les aides publiques. Et surtout, je pensais que ce serait compliqué de trouver des gens capables de comprendre ce qu’on fait. »
Adrien Mamou-Mani, PDG et co-fondateur de HyVibe
HyVibe est une startup deeptech française fondée en 2017, spécialisée dans le contrôle actif vibratoire : grâce à des algorithmes et des actionneurs intégrés directement dans la caisse de résonance d’une guitare acoustique, elle transforme l’instrument en une enceinte intelligente capable de produire des effets sonores (reverb, chorus, distorsion…), d’enregistrer des boucles et de diffuser du son via Bluetooth, sans aucun câble ni amplificateur externe. L’entreprise commercialise son système en partenariat avec plusieurs grandes marques de guitares (Lâg, Cort, Emerald, Klos…) et positionne sa technologie comme une innovation de rupture, récompensée par de nombreux prix dans la presse spécialisée internationale.
Leurs besoins :
- Valorisation des activités de R&D : identifier et formaliser les travaux de recherche éligibles au Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et au Crédit d’Impôt Innovation (CII)
- Veille sur les appels à projets : être informé en temps réel des nouveaux dispositifs disponibles (type France 2030, BPI, appels à projets européens H2020/Horizon Europe) pertinents pour HyVibe
- Structuration des projets en cours : organiser et documenter les différents axes de développement pour les rendre éligibles à des financements publics
2017
5
CIR, CII, sub
« Finalli comprend nos sujets… et nous ouvre des pistes que l’on n’aurait pas vues seuls. »
Adrien Mamou-Mani, PDG et co-fondateur de HyVibe
L’interview
Est-ce que vous pouvez vous présenter ?
Je suis Adrien Mamou-Mani, PDG et co-fondateur de HyVibe, une entreprise que nous avons créée en 2017 après plusieurs années de recherche. L’idée fondatrice d’HyVibe — qui remonte en réalité à mes travaux de recherche antérieurs — est née d’une tendance apparue à la fin des années 1990 : celle des petits dispositifs capables de faire vibrer des surfaces pour les transformer en haut-parleurs. Je me suis alors demandé s’il était possible d’exploiter ce principe pour produire un son d’excellente qualité.
Mon approche consistait à traiter ce problème de manière entièrement numérique, ce que l’on appelle le contrôle actif vibratoire. Grâce à cette technologie, il devient possible de transformer n’importe quelle surface en une enceinte acoustique de haute qualité. Cette ambition nous a conduits à repenser non seulement la diffusion du son, mais également la gestion du bruit environnant. Plutôt que d’utiliser cette technologie pour diffuser du son, nous pouvons aussi l’employer pour supprimer les vibrations. En définitive, nos algorithmes de contrôle nous permettent de faire les deux.
Pourquoi avoir choisi Finalli ?
J’ai eu la chance de rencontrer Finalli très tôt, dès la création de l’entreprise. Depuis, Finalli nous accompagne sur ces différentes aides : aussi bien pour le crédit d’impôt recherche et innovation que pour le montage de dossiers. Nous avons d’ailleurs obtenu récemment un financement dans le cadre du programme France 2030.
Lorsque j’ai créé l’entreprise, je me disais qu’il serait difficile de trouver des partenaires capables de m’accompagner, car mon activité relève de la recherche : il faut savoir lire des articles scientifiques et traduire leur contenu dans un langage qui n’était pas du tout le mien. Je connaissais pas du tout les aides publiques à l’époque. Dès les premiers échanges avec Finalli, j’ai constaté que vous compreniez parfaitement ce que nous faisions. Je me suis dit : mes recherches étaient-elles finalement si complexes que ça ? En réalité, c’est simplement qu’ils sont très compétents.
Je les ai trouvés excellents sur ce point, et également force de proposition. Il n’y a pas longtemps, Matthieu (le CEO de Finalli) me disait : « Je pense que vous devriez vous orienter vers telle ou telle aide », en me suggérant des dispositifs que je ne connaissais pas encore, qui venaient de sortir, car c’est un domaine qui évolue rapidement et qui reste assez complexe.
Je dirais donc que la relation fonctionne dans les deux sens : d’un côté, ils comprennent ce que nous faisons ; de l’autre, ils ont des idées pour les prochaines demandes que nous pourrions formuler. Finalli a vraiment été notre partenaire sur l’ensemble de ces aides publiques.
Comment se passe une mission avec Finalli ?
Cela commence par une rencontre au cours de laquelle nous faisons le point : qu’est-ce que nous avons réalisé cette année ? Quels sont les différents projets d’HyVibe ? Cet échange permet de structurer ça ensemble, car lorsqu’on est dans le feu de l’action, on mène de nombreuses activités sans toujours prendre le recul nécessaire pour les organiser.
Vient ensuite une deuxième phase durant laquelle nous transmettons nos rapports de recherche à Finalli afin de rentrer dans le détail. Nous approfondissons les sujets ensemble, puis je laisse Finalli travailler. Nous faisons un dernier point à partir des rapports produits par leurs équipes. Il y a généralement quelques ajustements en fin de processus, mais comme je l’ai mentionné, ce sont des rapports d’excellente qualité.
Un dernier conseil ?
HyVibe est considérée comme une entreprise deeptech, ce que je définirais comme une entreprise dont la technologie est issue des laboratoires ou de la recherche. Dans ce contexte, nous avons une chance extraordinaire en France : il existe de nombreux outils publics qui ont été déterminants pour HyVibe. Dans ces conditions, il serait vraiment dommage de ne pas s’appuyer sur des partenaires comme Finalli pour accéder à ces aides.


